Pistes de réflexion
 
  
      
  
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REACTUALISER SES ACQUIS

« Trop d’employés ne se connaissent pas suffisamment eux-mêmes et ne sont pas toujours assez conscients de l’image qu’ils véhiculent », commente Elisabeth Léo-Dupont, psychologue spécialisée dans le développement de carrière et en ressources humaines à La Tour-de-Peilz. Fondé par sa famille en 1963, le Centre Dupont effectue à la fois du coaching individuel et du recrutement pour des entreprises. Il effectue des bilans de compétences à la demande d’individus ou d’entreprises et pratique l’orientation professionnelle privée.

Selon cette spécialiste, la Suisse possède un très bon niveau de formation. Chacun mesure la nécessité du perfectionnement, même si certains vivent encore sur leurs acquis. « dans mon cabinet, qui a vu défiler plus de 20 000 clients,nous rencontrons aussi des professionnels qui accumulent  des formations parfois comme un patchwork, sans que celles-ci ne soient intégrées et tournées vers un objectif précis. » Le rôle du psychologue consiste à comprendre l’individu au travail notamment par des tests, des entretiens ou des jeux de rôle. Un regard externe complémentaire à celui de l’entreprise. « Il y a tellement de formations différentes qu’il faut pouvoir s’orienter face à cette palette de métiers et de fonctions ».

« Les personnes qui restent longtemps au sein de la même entreprise devraient capitaliser leur expérience par une formation continue, dans l’intérêt de l’employeur et le leur. Il s’agit de devenir l’artisan de son développement ou de sa formation. »

En temps de crise, la psychologue du travail est davantage sollicitée par des employés que par des employeurs : « Inquiets pour l’avenir, ils anticipent, veulent faire le point et parfois réajuster le tir. Vers 50 ans, beaucoup optent pour l’indépendance malgré le les incertitudes du lendemain et la solitude qu’elle implique ».

 Article paru dans le magazine de la BCV Pointsforts – novembre 2011

 

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A QUI LA FORMATION CONTINUE PROFITE-T-ELLE?

De nos jours, nous assistons à une montée en puissance de la formation continue. 53% des suisses ayant une activité professionnelle ont effectivement suivi dans l’année une formation continue.

Que ce soit dans le but d’approfondir ou d’élargir ses compétences, de changer de domaine d’activité (reconversion professionnelle), d’actualiser des connaissances devenues obsolètes, de compenser des aspirations de formation non satisfaites, de renforcer son estime de soi ou sa motivation ou travail, la formation continue se met au service de tout un chacun, tant l’offre est large et diversifiée. Or si cette « jungle » des formations peut sembler stimulante au premier abord, elle a souvent comme corollaire un choix qui n’est pas aisé à effectuer. Au-delà du choix à opérer vont aussi se poser des questions relatives au retour sur investissement personnel et professionnel que le bénéficiaire pourra raisonnablement attendre de la formation entreprise (notamment en termes d’engagement personnel et de coûts financiers).

Au Centre Dupont SA, nous recevons régulièrement des personnes s’interrogeant sur le bien-fondé d’une formation continue. Les bilans que nous proposons ont pour visée d’aider la personne à mieux cibler son choix en esquissant des réponses aux questions qui se posent dans une telle démarche : « Quelle formation choisir pour garantir la meilleure cohérence entre le bagage antérieur (les acquis) et les objectifs visés ? », « La formation peut-elle, compte tenu du marché de l’emploi, être valorisée ultérieurement ? », « Est-ce le bon ‘timing’ pour s’investir dans une nouvelle formation ? ». Les retours que nous recevons régulièrement de la part de nos consultants suite au choix qu’ils ont effectué nous confirment l’importance d’un tel bilan. En effet, nous constatons que le souhait ou, à fortiori, la décision de s’engager dans une formation continue recèlent souvent un désir de changement plus profond et des attentes qui méritent d’être clarifiés. Dans cette perspective, il est aussi parfois nécessaire d’aborder les limites de la formation continue, à savoir par exemple que  les offres visant un changement professionnel « radical »  sont rares. Autrement dit, le bagage premier reste quand même la boussole qui nous guide tout au long de notre course d’orientation professionnelle et qui donne à la personne une première identité professionnelle forte.

Ainsi, à la question « à qui la formation continue profite-t-elle ? », nous répondons, forts d’une longue expérience dans la (ré)orientation professionnelle et le bilan de carrière qui en est un outil, que la formation continue profite surtout aux personnes qui ont clarifié leurs attentes et objectifs, qui veulent s’assurer de leur employabilité et témoigner de leur curiosité et mobilité d’esprit, comme aussi de leur capacité à se remettre en question.

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L'ORIENTATION SCOLAIRE ET PROFESSIONNELLE : UNE REPONSE AU STRESS DU CHOIX

Tout projet professionnel ou académique place l’adolescent-e dans une situation inconfortable de choix : il/elle est pris-e d’une part entre son environnement social et familial qui l’incite à se positionner par rapport à ses aspirations, et d’autre part des contraintes scolaires (résultats), personnelles (image de soi), familiales (attentes explicites ou implicites) et sociales (influences des pairs). Il/elle subit ainsi une pression externe et interne liée au rapport entre le possible et le réel.

Par ailleurs, ce choix professionnel/académique constitue la première décision significative de l’existence de l’adolescent-e. Ce choix lui donnera sa première identité professionnelle et un premier ancrage : il sera donc marquant, même si au cours de son parcours de vie il pourrait changer de cap.

Relevons aussi que les parents sont de plus en plus soucieux de laisser cette responsabilité à leur fils/fille, qui se trouve ainsi confronté-e à lui/elle-même.

Un éclairage extérieur et professionnel peut atténuer ce stress et faciliter sa décision.

 


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S'EPANOUIR PAR L'APPRENTISSAGE

Amener 70% des jeunes à des études universitaires et mettre ainsi de côté le système de l’apprentissage comme le préconisent les Académies suisses des sciences, paraît regrettable. Ne convient-il pas d’offrir des formations plurielles, de niveaux différents pour prendre en compte les intelligences multiples, les différences individuelles en terme de rythme, de motivation, de personnalité?

Pour certains jeunes, il peut être favorable d’acquérir des connaissances sous un angle nouveau, plus concret, permettant de mesurer plus directement le fruit des efforts fournis. D’autres ont besoin de donner un sens plus tangible à leur parcours, quitte à élargir plus tard leur bagage Se développer au contact des professionnels confrontés aux exigences de la réalité permet de mûrir, de gagner en estime de soi, de créer des liens entre générations sans oublier que ces qualifications professionnelles sont très recherchées et favorisent l’emploi.

Dr Elis. LEO-DUPONT
Spécialiste en cheminement de carrière FSP
CH - 1814 LA TOUR-DE-PEILZ
Publié dans Le Temps du mercredi 7 octobre 2009

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